Le relais du dirigeant
Accompagnement

Qui fait quoi autour de votre cession ?

Céder son entreprise, c’est mener de front une négociation, un chantier juridique, un examen financier — tout en continuant à diriger. Personne ne fait bien tout cela seul. Les guides de bonnes pratiques de la profession décrivent une équipe type autour du cédant : voici qui fait quoi.

Le conseil en cession : le chef d'orchestre

Appelé aussi conseil haut de bilan ou conseil en fusion-acquisition, il coordonne l’ensemble de l’opération aux côtés du dirigeant : préparation du dossier et du teaser, recherche et qualification des repreneurs, organisation de la confidentialité et de la salle d’information, animation de la mise en concurrence, appui à la négociation jusqu’à la signature. Sa valeur tient autant à la méthode qu’au réseau — et à un rôle plus discret : maintenir le cap quand l’émotion s’invite, car une cession est aussi une aventure personnelle.

L'avocat : la sécurité juridique

Engagement de confidentialité, lettre d’intention, contrat de cession, garantie d’actif et de passif : chaque document engage. L’avocat sécurise la rédaction et la négociation juridique — sa relecture de la lettre d’intention, en particulier, est une recommandation constante avant toute signature.

L'expert-comptable : les chiffres et leur préparation

Il fiabilise les comptes, prépare les retraitements qui fondent l’évaluation, alimente les audits — et traite les dimensions fiscales de l’opération, que nous ne couvrons volontairement pas sur ce site : les règles fiscales évoluent régulièrement, votre expert-comptable et impots.gouv.fr font foi. C’est souvent lui qui connaît le mieux votre entreprise : associez-le tôt.

Et selon les cas : notaire, évaluateur, assureur

Le notaire intervient notamment quand l’immobilier est de la partie ou pour certains actes ; un évaluateur indépendant peut objectiver la valeur en cas d’écart de vues ; des assurances spécialisées existent pour couvrir la garantie de passif. L’écosystème s’ajuste à la taille et à la nature de votre opération.

Le bon réflexe : constituer l'équipe avant d'en avoir besoin

Le moment de choisir vos conseils n’est pas la réception de la première offre — c’est la phase de préparation, un an ou plus avant. Une équipe constituée en amont travaille dans l’ordre : diagnostic, évaluation, dossier, approche. Constituée dans l’urgence, elle subit le calendrier du repreneur. Les annuaires officiels et les réseaux consulaires peuvent vous orienter vers des professionnels reconnus.

À retenir

Le conseil en cession coordonne ; l’avocat sécurise ; l’expert-comptable fiabilise.

La relecture juridique de la lettre d’intention n’est pas optionnelle.

Les sujets fiscaux relèvent de votre expert-comptable et d’impots.gouv.fr.

L’équipe se constitue en phase de préparation — pas dans l’urgence.

Pour aller plus loin

Se faire accompagner — service-public : https://entreprendre.service-public.gouv.fr

economie.gouv.fr : https://www.economie.gouv.fr

Première étape avant de constituer l'équipe : savoir où vous en êtes.

Obtenez votre repère de valeur, en toute confidentialité.