Après la lettre d’intention vient le moment que beaucoup de cédants redoutent : les audits d’acquisition — la « due diligence ». Le repreneur et ses conseils vérifient ce qu’ils achètent. Bien compris et bien préparé, cet examen n’est pas une épreuve : c’est l’étape qui sécurise votre prix.
Les audits d'acquisition : préparez-vous à être audité
Ce que le repreneur vérifie
Les audits couvrent classiquement plusieurs champs : comptable et financier (la rentabilité affichée est-elle réelle et récurrente ?), social (contrats de travail, conventions collectives, contentieux éventuels — un chapitre décisif dans les services, où la masse salariale est le premier poste), juridique (contrats clients et fournisseurs, bail, litiges), et selon les cas réglementaire ou environnemental. Dans une entreprise de nettoyage, attendez-vous à un examen attentif du portefeuille de contrats : échéances, reconductions, dépendance aux principaux clients.
La salle d'information : le déroulé concret
En pratique, les documents sont rassemblés dans une salle d’information — aujourd’hui virtuelle : un espace sécurisé en ligne, alimenté progressivement dès la préparation de la cession, et ouvert aux auditeurs au démarrage de la phase d’audits. Ce fonctionnement protège tout le monde : accès tracés, périmètre contrôlé, confidentialité maintenue. Votre conseil orchestre les questions-réponses pour que l’exercice ne désorganise pas l’entreprise — et ne l’ébruite pas.
Le point clé : l'intuitu personae de vos contrats
Un point technique que les professionnels examinent de près : certains contrats — marchés, franchises, concessions — comportent des clauses de changement de contrôle ou reposent sur la relation personnelle avec le dirigeant. Leur sort en cas de cession doit être anticipé : identifier ces clauses avant les audits, plutôt que de les découvrir pendant, évite les renégociations de dernière minute.
Comment un cédant préparé protège son prix
La règle est simple : tout ce que l’audit découvre par surprise devient un argument de renégociation ; tout ce que vous avez déclaré en amont est déjà dans le prix. La préparation — comptes clairs, contrats classés, litiges identifiés, dossier social à jour — transforme l’audit en formalité. Et elle réduit mécaniquement le champ de la garantie d’actif et de passif qui vous sera demandée ensuite.
Les audits vérifient la réalité de ce qui a fondé le prix : comptable, social, juridique.
La salle d’information virtuelle organise l’accès sécurisé aux documents.
Repérez en amont les clauses de changement de contrôle dans vos contrats.
Une surprise d’audit se paie deux fois : sur le prix et sur la garantie.
Transmission d’entreprise — service-public : https://entreprendre.service-public.gouv.fr
Diagnostic : documents utiles — Bpifrance Création : https://bpifrance-creation.fr
La préparation aux audits commence 12 mois avant.
Faisons le point en confidentialité sur l’état de votre dossier.