« Combien vaut mon entreprise ? » C’est la première question que se pose un dirigeant, et la plus légitime. La réponse honnête tient en une phrase : il n’existe pas un prix unique, mais une fourchette — et surtout une logique. Comprendre cette logique, c’est déjà éviter de se faire sous-estimer.
Combien vaut vraiment votre entreprise de propreté ?
Il n'y a pas un prix, mais une fourchette
Deux entreprises de propreté au même chiffre d’affaires peuvent valoir du simple au double. Ce qui fait la différence : la rentabilité réelle, la part de contrats récurrents, la dépendance à un client ou au dirigeant, l’état des comptes. La valeur ne se lit pas sur le chiffre d’affaires seul — elle se construit sur la solidité.
La lecture la plus parlante : un multiple de votre rentabilité
La méthode la plus utilisée part de l’excédent que dégage réellement votre exploitation — en clair, ce qui reste une fois les charges courantes payées, avant impôts et amortissements. On applique à cet excédent un multiple. Pour une PME de services, ce multiple se situe souvent entre trois et six fois, selon la récurrence des contrats et la solidité de l’ensemble. Un exemple : une entreprise dégageant 120 000 € d’excédent, avec de bons contrats récurrents, se situera plutôt dans le haut de cette fourchette.
Ces chiffres sont des repères de marché, pas une règle : seule l’analyse de vos comptes permet une estimation juste.
L'autre lecture : un pourcentage du chiffre d'affaires
On entend souvent, dans la propreté, valoriser une affaire en pourcentage de son chiffre d’affaires annuel. Cette approche existe, mais la fourchette est large et dépend étroitement de la récurrence des contrats : un portefeuille très récurrent se paie bien mieux qu’une activité au coup par coup. À utiliser comme croisement, jamais comme mesure unique — sans quoi on passe à côté de la vraie rentabilité.
Ce qui fait grimper la valeur
Des contrats récurrents et bien répartis, sans client qui pèse trop lourd.
Un encadrement autonome : l’entreprise tourne sans dépendre de vous au quotidien.
Des comptes clairs, à jour, faciles à lire pour un repreneur.
Du matériel entretenu et une organisation lisible.
Ce qui la fait sous-estimer
La dépendance au dirigeant : si tout repose sur vous, la valeur baisse.
Un client qui représente une part trop importante du chiffre d’affaires.
Des comptes non retraités, où se mêlent charges personnelles et rémunération, qui brouillent la rentabilité réelle.
Fonds ou titres : cela change aussi le prix
Céder l’activité (le fonds) ou céder la société elle-même (les titres, avec son histoire et ses engagements) ne se valorise pas de la même façon. Le repreneur intègre le risque qu’il reprend : c’est un point à préparer en amont, car il pèse directement sur le prix et sur la sécurité de l’opération.
La valeur se construit sur la rentabilité et la récurrence, pas sur le seul chiffre d’affaires.
Le multiple d’excédent est la lecture la plus fiable ; le pourcentage de CA n’est qu’un croisement.
Récurrence, autonomie et comptes clairs font monter le prix.
Dépendance au dirigeant et client dominant le font baisser.
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